Ce Biais cognitif pourrit les fêtes de Noël (où la fatigue et la proximité familiale exacerbent nos réactions)

C’est la tendance à interpréter des comportements ou des paroles ambiguës comme étant teintés d’une intention malveillante à notre égard. Au lieu de voir une maladresse, on y voit une attaque personnelle.

Derrière ce biais, il y a du Cherry-picking car il faut que la Victime prenne les choses “de travers” et en fasse une Attaque personnelle. Elle ressent le besoin de s’en défendre: elle se victimise.

L’origine de ce biais : un mélange de Mode survie, de Biais de confirmation (si vous pensez déjà que votre famille vous juge, vous “cherry-pickerez” la preuve qu’ils le font), d’Abstraction sélective et de Biais de négativité.

Exemples:

votre oncle fait un discours sur la réussite de la famille, mentionne que “certains ont eu des années difficiles”, et vous ne retenez que cela comme une pique directe contre votre récent chômage.

En CNV

On pourrait dire que cela correspond aux “oreilles de chacal”.

Au lieu d’écouter le besoin ou l’émotion de l’autre, on entend des jugements et des critiques. La CNV explique comment sortir de ce réflexe de défense/attaque pour revenir aux faits.

En recherche scientifique

Des psychologues comme Kenneth Dodge ont beaucoup travaillé sur ce biais. Ils démontrent que certaines personnes ont un “schéma” pré-établi qui les pousse à voir de l’agression partout, transformant un repas de fête en champ de mines.

Désamorcer ce biais chez soi-même

Le conseil pour le dessert : Pour désamorcer ce biais, la technique consiste à pratiquer la “Bienveillance par défaut” : se dire que si une phrase peut être interprétée de deux façons, l’autre a probablement choisi la plus maladroite, et non la plus méchante. Laisse les gens trouver leur propre réponse

Rappelle toi que Chaque personne fait déjà au mieux